INFOS NATIONALES

 

square02_red.gif  La vision étriquée de l'Élysée : «TVA sociale» et accords dits de «compétitivité-emploi» sont, pour FO, une erreur économique et un danger social.  (info : 31 janvier 2012)                                                                                                                                                                          

Lors de son intervention télévisée de dimanche soir, le président de la République s'est attelé à préciser quelque peu ses intentions sur des sujets qu'il s'était bien gardé qui n'avaient pas été détaillées devant les syndicats à l'occasion de son «sommet social» du 18 janvier. Il s'agit de la «TVA sociale» et des accords dits de «compétitivité-emploi» dans les entreprises. Deux mesures sur lesquelles FO a rappelé son opposition, avant de dénoncer, une erreur économique et un danger social.

M. Sarkozy a annoncé que le taux normal de TVA actuellement de 19,6 serait relevé à 21,2% à partir du 1er octobre. Et que le produit de cette hausse de 1,6 point servirait à alléger certaines cotisations patronales. Concrètement, les employeurs bénéficieraient sans contrepartie d'une exonération de la totalité des cotisations familiales (13 milliards d'euros) pour les salaires compris entre 1,6 et 2,1 SMIC (au-delà, l'exonération serait dégressive jusqu'à 2,4 SMIC). «Je veux que la France reste une terre de production, je veux que l'on garde nos usines, je veux que l'on puisse, non pas consommer français, ce qui n'a pas de sens, mais produire en France», a-t-il justifié. Pour FO, «toute augmentation de la TVA constituerait une erreur économique (risque de baisse de la consommation, vision erronée de la compétitivité) et un danger social (baisse du pouvoir d'achat et remise en cause du financement des allocations familiales)».

Sur les accords dits de «compétitivité-emploi», M. Sarkozy a appelé patronat et syndicats à négocier et à aboutir sur la question dans les deux mois. L'idée serait de permettre à n'importe quelle entreprise de moduler le temps de travail des salariés mais aussi leurs rémunérations en fonction du carnet de commandes. En échange, l'employeur s'engagerait à maintenir les emplois à plus ou moins moyen terme. Ces accords s'appliqueraient «si une majorité de salariés se met d'accord dans une entreprise» pour «décider d'un délai de travail, de privilégier l'emploi sur le salaire ou le salaire sur l'emploi», a expliqué le président, avant de préciser: «l'accord compétitivité-emploi s'imposera à la loi et aux contrats (de travail) individuels». Selon lui, ce type d'accord «a permis de sauver des emplois en Allemagne». Il a juste oublié de dire que l'artifice avait été également utilisé en France dans certaines entreprises sans résultat sur la préservation des emplois. Ce fut notamment le cas de l'usine Continental à Clairoix (Oise) qui avait fini par fermer ses portes en 2010 alors même que les salariés avaient accepté (fin 2007) de retravailler 40 heures hebdomadaires sans hausse de salaires, et ce en échange du maintien des effectifs au moins jusqu'en 2012.

En désaccord de fond sur la façon d'appréhender de la sorte la compétitivité de la France, FO conteste un projet ne visant qu'à instituer dans le droit du travail des «mécanismes de chantage à l'emploi». Si les interlocuteurs sociaux devaient être amenés à en discuter, la confédération syndicale a d'ores et déjà prévenu que le patronat et le gouvernement auraient du fil à retordre: «Tout négociation en la matière sera particulièrement dure».

          

 

square02_red.gif  Négociation de salaire dans la branche : la Fédération FO a décidé de signer l'accord de salaires  (info : 26 janvier 2012)                                                                                                                                                                          

 

                                                                  Télécharger le tract

 

 

square02_red.gif  Journal mensuel de la Fédération FO des Employés et Cadres : à lire sans modération ( Info : 29 janvier 2012)                                                                             

                                      (Télécharger)

 

 

square02_red.gif  Journal mensuel de la Fédération FO des Employés et Cadres : à lire sans modération ( Info : 30 décembre 2011)                                                                             

                                      (Télécharger)

 

 

square02_red.gif  Journal mensuel de la Fédération FO des Employés et Cadres : à lire sans modération ( Info : 13 décembre 2011)

                                      (Télécharger)

 

 

square02_red.gif  Pouvoir d’achat : Un salarié sur deux travaille dans une branche où la grille démarre sous le SMIC ( Info : 13 décembre 2011)

   Le problème des minima inférieurs au salaire minimum se pose à chaque revalorisation légale. Pour y remédier, FO demande de rendre enfin obligatoire une clause de revoyure automatique pour tous les accords sur les rémunérations.

Le SMIC a été porté début décembre à 9,19 euros brut de l'heure, soit une hausse de 2,1% calquée sur celle de l'inflation. Le salaire minimum mensuel s'élève désormais à 1.393,82 euros brut pour 35 heures hebdomadaires, contre 1.365 euros auparavant. Lors de la réunion du comité de suivi de la négociation salariale de branche, jeudi dernier, FO a regretté que cette «augmentation automatique ne soit finalement intervenue qu'au 1er décembre, c'est-à-dire tout juste un mois avant la date de la revalorisation annuelle alors même que le dérapage de l'inflation était connu depuis le mois de mai 2011». C'est pourquoi, a ajouté l'organisation syndicale, «il est indispensable que la prochaine hausse légale prévue en janvier 2012 s'accompagne d'un coup pouce pour pouvoir maintenir le pouvoir d'achat des salariés».

Car, le niveau du salaire minimum est déterminant dans la politique salariale des entreprises. Son montant impacte en effet les perspectives d'évolution de l'ensemble des rémunérations, en particulier celles tournant autour du salaire minimum. C'est le phénomène dit de «tassement» de grilles qui écrase tous les salaires. Un «tassement» renforcé par le basculement de nombreux minima salariaux de branches sous le SMIC à chacune de ses revalorisations en raison des dates de négociations de branche qui interviennent à d'autres moment de l'année.

Selon une étude de la Direction générale du Travail portant sur 175 branches professionnelles de plus de 5.000 salariés, et comme le relevaient justement Les Echos le 6 décembre, 9 % des salariés travaillaient dans une branche où la grille commençait sous le SMIC avant sa revalorisation au 1er décembre. Le phénomène s'est aggravé depuis puisqu'ils sont plus de 55% aujourd'hui. Et la situation va encore se détériorer avec la prochaine hausse légale du salaire minimum attendue au 1er janvier. Pour FO, «afin de remédier au tassement de grilles qui se généralise, il est urgent que le gouvernement impose une clause de rendez-vous automatique et obligatoire dans tous les accords de négociation de branche».

Pour mémoire le 1er RMMG de la branche Caisses de Retraite et de Prévoyance est fixé actuellement à 1397 euros soit un peu plus de 3 euros que le SMIC !!!

 

 

square02_red.gif  NEGOCIATION DE SALAIRE DANS LA BRANCHE ( Info : 25 novembre 2011)

   Par courrier du 28 octobre 2011 (télécharger le courrier), la Fédération FO a saisi l'Association d'employeur pour la réouverture des négociations salariales 2011.

 

Si cette négociation n'a pas eu lieu lors de la Commission Paritaire Plénière du 4 novembre, comme le demandait FO, elle est à l'ordre du jour de la Commission Paritaire Plénière du 30 novembre ...

A suivre ...

                                                                             

Télécharger le courrier

 

 

square02_red.gif  Les troubles psychosociaux liés au travail en hausse depuis dix ans ( Info : 07 octobre 2011)

   Depuis dix ans, les pathologies liées au travail ont évolué : si certaines comme l'asthme professionnel connaissent une diminution, d'autres, telles que les risques psychosociaux (dépression, stress, violences, etc.), ont enregistré une constante augmentation.

Ce sont les conclusions d'un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), publié mardi 4 octobre, qui s'appuie sur les données recueillies dans les 32 centres de consultation de pathologie professionnelle (CCPP) intégrés dans les CHU en France. Depuis 2001, ceux-ci sont réunis en réseau et ont enregistré plus de 200 000 consultations.

UN CINQUIÈME DES PATHOLOGIES PROFESSIONNELLES

Les pathologies professionnelles recensées par les CCPP, qui examinent en général les cas les plus complexes de problèmes de santé au travail, concernent en premier lieu les maladies de l'appareil respiratoire (24 %), notamment les problèmes liés à la respiration de particules d'amiante ou à l'asthme professionnel.

Mais les risques psychosociaux se hissent désormais en seconde position (22 %), devant les maladies de la peau (17 %), les troubles musculo-squelettiques (16 %), les tumeurs (8 %) et les pathologies de l'audition (6 %).

Ainsi, depuis 2001, 'les pathologies ou symptômes psychiques vus dans le réseau sont en constante augmentation chez les hommes comme chez les femmes', la hausse la plus importante concernant le secteur tertiaire.

 

 

square02_red.gif  Le rapprochement entre PRO BTP et Réunica est enterré ( Info : 21 septembre 2011)

   Le 9 septembre, le Conseil d’Administration de l’Association Sommitale de Réunica n’a pas souhaité poursuivre dans les modalités proposées par PRO BTP.

Conformément à l'accord sur la gouvernance des Groupes de Protection Sociale, pour l'AGIRC, l'ARRCO et le CTIP le rapprochement des 2 groupes devait se traduire par une fusion de leurs instances politiques (1 seule association sommitale, alors que le projet initial prévoyait le maintien des 2 sommitales existantes).

Problème aux yeux des partenaires sociaux du BTP : cela signifiait la perte du caractère professionnel du groupe PRO BTP. Or, l’ensemble des organisations syndicales et patronales siégeant dans les instances politiques de PRO BTP ont récemment réaffirmé leur attachement à cette spécificité.

Les administrateurs de Réunica ont refusé les autres formules de rapprochement proposées par PRO BTP ... Donc la rupture est consommée.

La question maintenant est ... qui pour se rapprocher de Réunica ?

 

 

square02_red.gif  Retraites : Le gouvernement tape sur les apprentis ( Info : 09 septembre 2011)

   Mardi, il a décidé de réduire le nombre de trimestres validés pris en compte dans le calcul des pensions des apprentis. «Une mesquinerie», pour FO, à l’heure où sont épargnés les avantages des entreprises dans le cadre du plan d’austérité.

 

Le plan de rigueur a été adopté mercredi soir par l'Assemblée nationale. Les mesures dévoilées le 24 août dernier par le gouvernement y figurent toutes, à l'exception de la hausse de la TVA sur les parcs à d'attraction. Après un lobbying efficace de ses pourfendeurs, celle-ci a été remplacée par une taxe de 2 % sur les nuitées dans les hôtels de luxe. Notons aussi que la taxation des plus-values immobilières a été allégée tandis que celle sur les «riches» a été avalisée telle quelle par les députés (3% sur les revenus annuels de 500.000 euros). L'exécutif s'est opposé à la proposition de certains parlementaires d'en abaisser le plafond à 250.000 euros sous prétexte qu'on s'attaquerait là aux revenus des classes moyennes (dixit l'Elysée). Au Palais, on n'a en revanche rien trouvé à redire à la taxation injuste sur les complémentaires santé. Parallèlement à son plan d'austérité, le gouvernement semble surtout décidé à racler les fonds de tiroirs… en catimini.

Pour preuve, cet arrêté daté du 3 août 2011 mais publié au Journal officiel le 6 septembre au moment même où les députés débutaient l'examen des dispositions dudit plan. Dénoncé par la Confédération FO, il modifie la durée de référence pour le calcul des cotisations retraite des apprentis et dont la conséquence directe est la réduction du nombre de trimestres travaillés pris en compte pour la liquidation de leur pension.

«L'arrêté en question impose en effet que la base mensuelle sur laquelle sont assises les cotisations soit désormais fixée en fonction d'une durée hebdomadaire de travail de 35 heures et non plus de 39 heures, comme c'était le cas auparavant», explique le secrétaire confédéral, Philippe Pihet. La mesure privera ainsi un tiers des apprentis d'une validation d'un trimestre de cotisation, voire deux.

D'un côté, avec la réforme des retraites de 2010, le gouvernement recule les bornes d'âge et augmente la durée de cotisations, de l'autre, il réduit le nombre de trimestres validés des apprentis. Pour FO, «on leur applique là une double peine à perpétuité puisque, en vertu de la nouvelle législation, ces salariés qui auront commencé à travailler très jeunes devront attendre 62 ans pour partir en retraite même s'ils disposent de tous leurs trimestres de cotisation à 60 ans».


Economies pour le budget de l'Etat: 72 millions d'euros par an. «Une mesquinerie», tempête Philippe Pihet, alors que «le gouvernement, sous la pression des lobbies, refuse toujours de s'attaquer à des niches sociales et fiscales bien plus conséquentes pour les finances publiques, comme la "niche Copé"»! Institué par l'ex-ministre du Budget, Jean-François Copé, ce dispositif consiste à exonérer d'impôts les sociétés lorsqu'elles encaissent des plus-values sur toutes ventes de filiales ou de participations détenues dans d'autres entreprises. Coût pour la collectivité: entre 6 et 8 milliards par an!

 

 

square02_red.gif  Plan de rigueur : Pour FO, la taxe sur les complémentaires est inadmissible, injuste et néfaste ( Info : 02 septembre 2011)

  Le gouvernement va alourdir le prélèvement sur les organismes de mutuelle santé. Ce qui risque de se traduire mécaniquement par de moindres remboursements ou des hausses de cotisations pour les assurés sociaux.

 

La contribution exceptionnelle sur les très hauts revenus a fait couler beaucoup d'encre depuis le 24 août, date de la présentation du «plan anti-déficits» du gouvernement. Assise sur les revenus au-delà de 500.000 euros par an, cette mesure provisoire rapporterait «peanuts», soit 200 millions d'euros en 2012. Du coup, le tapage médiatique qu'elle a suscité a quelque peu masqué des mesures pérennes plus conséquentes et bien plus graves puisqu'elles toucheront d'abord les plus modestes. Outre les 2,5 milliards d'euros de gel des dépenses publiques (voir notre article du 25 août 2011), le plan de rigueur va alourdir notamment la taxation sur les complémentaires santé.


La mesure en question consiste à revenir totalement sur l'exonération de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TCA) dont bénéficiaient jusque-là les «contrats solidaires et responsables». Issus d'une réforme de 2004, lesdits contrats avaient été introduits afin de «responsabiliser les assurés sociaux» dans le cadre de la mise en place des parcours de soins coordonnés (moindre couverture maladie obligatoire). Les mutuelles, comme les assurances privées, étaient exonérées de cette taxe jusqu'à la fin 2010 lorsque le gouvernement avait décidé d'y mettre fin partiellement via l'institution d'un prélèvement de 3,5%. C'est ce prélèvement qui va passer désormais à 7%, soit au total 2,2 milliards d'euros de recettes escomptées en 2012 (contre 1,2 milliard en 2011). Les mutuelles seront particulièrement touchées car, contrairement aux assureurs privés, les contrats santé représentent 80% de leurs activités.

Une taxe inadmissible, injuste et néfaste, dénonce FO. «Nul ne peut en peut douter car le doublement de cette taxe aura une répercussion mécanique sur le tarif des cotisations mutuelles, et donc de renchérir le coût pour les assurés sociaux», souligne le secrétaire confédéral, Philippe Pihet. «La conséquence finale sera de creuser encore les disparités d'accès aux soins entre ceux qui auront les moyens de s'offrir une mutuelle de qualité et les autres qui seront, soit obligés de choisir des garanties beaucoup moins protectrices soit de se passer carrément d'une mutuelle», s'inquiète-t-il.


Faute de moyens, neuf millions de personnes renoncent en effet à se soigner chaque année (20% de plus qu'il y a quatre ans). Or, la privation de soins ou leur report se traduit en général par l'aggravation de pathologies qui finissent par coûter beaucoup plus cher à la collectivité que les économies ou recettes supposées en matière de santé.

 

 

square02_red.gif  Communiqué du 26 août 2011 : RENCONTRE FO / PREMIER MINISTRE ( Info : 27 août 2011)

   Lors de la rencontre avec le Premier Ministre FORCE OUVRIERE a insisté sur le fait que tant que les gouvernements ne s’émanciperont pas des marchés financiers la crise perdurera car c’est une crise de système. Ce qui implique une vraie rupture à trois niveaux :

international, européen et national. Dans cet esprit FO a réaffirmé son opposition à la « règle d’or » attentatoire à la démocratie et à la liberté de négociation.


S’agissant de la situation nationale, FO a réaffirmé que toute politique d’austérité détruit la croissance et l’emploi. FO a rappelé également son opposition à la RGPP qui non seulement supprime des postes mais conduit à la fermeture des services publics donc à détricoter la République. D’autant que les mesures annoncées (- 2,5 milliards de crédits sur deux ans) vont accentuer la récession en cours. FORCE OUVRIERE a insisté sur la nécessité d’une grande réforme fiscale pour réintroduire la progressivité de l’impôt et d’un soutien au pouvoir d’achat des salaires dans le public et le privé.


En matière d’emploi et de chômage, FO a notamment réclamé :


- La remise en cause de la fin de la Dispense de Recherche d’Emploi( DRE) pour les chômeurs de 60 ans et plus

- La réouverture de l’Allocation Equivalent Retraite ( AER)

- Le maintien de l’indemnisation d’un demandeur d’emploi quand il fait une formation longue (ex : infirmières, éducateurs spécialisés…)

 

Sur ces trois points d’autres contacts sont prévus prochainement.

 

Par ailleurs, FO a réclamé la remise en place de préretraites, l’augmentation des effectifs de Pôle Emploi ainsi que la réactivation de la politique industrielle.

 

 

square02_red.gif  Plan anti-déficits - FO déplore la persistance d'une logique d'austérité sous la tutelle des marchés  !( Info : 27 août 2011)

 

Au lendemain de l’annonce des propositions budgétaires du gouvernement, la confédération plaide une nouvelle fois pour une augmentation générale des salaires et une véritable réforme fiscale pour «sortir de cette logique infernale.

Le plan anti-déficits du gouvernement ne rompt pas avec la logique d'austérité sous la tutelle des marchés, a résumé la Confédération FO, après les annonces faites mercredi par le Premier ministre, François Fillon. Si la centrale syndicale «constate que le gouvernement évite d'aller dans l'immédiat sur le terrain des restrictions supplémentaires sur les droits collectifs et sociaux», cela ne préjuge en rien de ce que pourrait réserver le projet de budget 2012 dans les semaines à venir.

Son plan visant «un rendement d’un peu plus d’un milliard d’euros dès l’année 2011, et de 11 milliards d’euros en 2012», M. Fillon a précisé en effet que le gouvernement proposerait, «avec la majorité parlementaire, un effort supplémentaire de réduction des dépenses de l’État d’un milliard d’euros dans le cadre dans le cadre de la préparation du projet de budget 2012. Par ailleurs, près de 500 millions d’euros de crédits budgétaires seront annulés dès cette année. Au-delà de ces deux mesures, le montant des crédits «gelés» sur les différents ministères passera de 5 à 6 milliards d’euros l’an prochain.

Le Premier ministre n’entend pas non plus revenir sur la révision générale des politiques publiques (RGPP), dont il s’est félicité qu’elle avait «déjà permis de générer 15 milliards d’économies». Ni sur «le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite» qui «a permis de supprimer un peu plus de cent trente mille emplois publics». Au passage, il s’est réjoui de l’adoption aux forceps de «la réforme des retraites (de 2010) dont on ne dira jamais assez l’importance qu’elle a eue dans la confiance qui est celle des investisseurs aujourd’hui dans l’économie française (sic)».

Un aveu que n’a pas manqué de relever le leader de FO, Jean-Claude Mailly : «c'est la première fois que M. Fillon dit qu'ils ont fait la contre-réforme des retraites pour satisfaire les marchés financiers, on n'est plus dans les arguments de démographie ou autres». Pour lui, «la logique économique globale demeure celle de l’austérité et de la tutelle des marchés financiers» qui empêche toute relance de la croissance et de l’emploi. Pour «sortir de cette logique infernale», FO plaide une nouvelle fois pour «une augmentation des salaires, la préservation des services publics et de la protection sociale» ainsi que pour «une véritable réforme fiscale». Autant de sujets que Jean-Claude Mailly compte bien aborder avec M. Fillon qu’il doit rencontrer ce vendredi.

 

square02_red.gif  Retraites : le gouvernement en remet une couche ! ( Info : 09 juillet 2011)

   Il a annoncé une nouvelle hausse de la durée de cotisation alors que les décrets d’application de la loi contestée portant l'âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans viennent à peine d’être publiés. «Une provocation inacceptable» pour FO.

 

C'est de bonne guerre. La torpeur de l'été est propice aux mauvais coups contre les droits des salariés. Par la voix du ministre du Travail, Xavier Bertrand, le gouvernement a annoncé mardi que la durée de cotisation nécessaire pour obtenir une retraite à taux plein passera de 165 à 166 trimestres en 2015 (41 ans et demi) pour les générations nées en 1955. Un décret sera publié en ce sens d'ici la fin 2011, a précisé M. Bertrand (Ministre du Travail), parce que, selon lui c'est «tout simplement l'application de la loi de 2003 (…), c'est logique et nécessaire pour préserver l'équilibre de notre système de retraite».


Le ministre entend s'appuyer sur un avis technique du Conseil d'orientation des retraites (COR) rendu public le lendemain et qui affirme également que l'application stricte des textes de 2003 aboutit à cette hausse automatique de la durée d'assurance en 2015 en raison de l'augmentation plus vite que prévue de l'espérance de vie. Si la loi Fillon prévoit bien cet engrenage, l'allongement à 41,5 ans ne devait pas intervenir avant 2020 et surtout après la réévaluation de la situation des comptes des régimes de retraites mais aussi de celle de l'emploi des seniors et pas seulement en fonction des gains de l'espérance de vie.

Entre temps, la loi du 9 novembre 2010, dont l'application est entrée en vigueur début juillet, a porté aussi l'âge légal du départ à la retraite de 60 à 62 ans d'ici 2018.


«En cumulant à la fois l'allongement de la durée de cotisation avec le recul de l'âge légal, le législateur applique la double peine aux salariés» à travers ces «contre-réformes socialement destructrices et économiquement libérales», a fustigé la confédération FO, avant de rappeler, qu'«une autre réforme était possible, si celle-ci s'était basée sur une autre répartition des richesses». Son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, a dénoncé une «provocation inacceptable» du gouvernement qui joue à «l'oncle Picsou pour serrer les vannes au mépris des salariés».

Et FO de demander à M. Bertrand de renoncer à toute publication du décret annoncé sur l'augmentation de la durée de cotisations.

 

 

square02_red.gif  Regroupements : Pour le bien des ressortissants ? Pas sur ! Pour le bien des salariés? Encore moins ! ( Info : 08 juillet 2011)

   La création de Groupes de Protection Sociale "mastodontes" se poursuit. La course à la "taille critique" (dixit les Directions) est engagée ... jusqu'où ? Avec en filigrane, l'éclatement des activités Retraite, Prévoyance, Activités Transverses et l'entrée dans la course des compagnies d'assurances !!! Nos collègues d'APRI-IONIS, VAUBAN-HUMANIS, NOVALIS-TAITBOUT sont confrontés de plein fouet à cette remise en cause de leurs acquis.

                                                                             

Télécharger le tract FO

 

 

square02_red.gif  Finances publiques : Le principe d'accès égal à la justice remis en cause ( Info : 07 juillet 2011)

 

A travers son collectif budgétaire, le gouvernement veut imposer une contribution de 35 euros pour la plupart des recours devant les tribunaux. Ou comment ponctionner les justiciables pour financer une réforme relevant normalement de l'impôt.

 

«Justice à deux vitesse», l'expression prendrait à coup sûr tout son sens avec l'instauration d'un forfait pour recourir à la justice. Le gouvernement veut en effet faire payer 35 euros la plupart des recours devant les tribunaux au nom de la «solidarité financière entre l'ensemble des justiciables». Adopté le 17 juin par les députés, l'article 20 de son projet de loi de finances rectificatif 2011 prévoit d'exiger cette somme avant toute saisine «en matière civile, administrative, commerciale, prud'homale, sociale ou rurale».

 

Seuls seraient exonérées les victimes d'infractions pénales et les bénéficiaires de l'aide juridictionnelle (frais pris en charge par l'État pour les personnes aux ressources trop faibles). Selon les premières estimations, 2,5 millions de procédures seraient concernées, soit une recette potentielle de 87,5 millions d'euros. Le gouvernement espère ainsi couvrir le coût de la réforme de la garde vue (104 millions d'euros) imposée par une décision du Conseil constitutionnel et selon laquelle «toute personne a le droit d'être assistée par un avocat dès le début de sa garde à vue». En clair, l'acquittement de 35 euros par le citoyen vise à financer une réforme de l'État, relevant normalement de l'impôt.

 

Si le Sénat devait avaliser tel quel le texte adopté par l'Assemblée nationale, ce serait ni plus ni moins une réintroduction dissimulée dans la législation des frais de timbre supprimés par la loi de 1977 et qui garantissait jusque-là la gratuité d'accès à la justice.

 

D'où le tollé de la plupart des associations et des syndicats. La confédération FO a exprimé, notamment son opposition totale à cette contribution «particulièrement inégalitaire et injuste» qui constitue «une restriction injustifiée et disproportionnée» au «droit fondamental d'agir en justice». La centrale syndicale redoute «qu'un tel droit de timbre décourage certains justiciables d'introduire des recours». Pour FO, «c'est éloigner encore plus le citoyen de l'accès à la justice» après la réforme de la carte judiciaire (fermeture de centaines de tribunaux). Son secrétaire général, Jean-Claude Mailly s'est adressé la semaine dernière à Michel Mercier, garde des Sceaux, ministre de la justice, pour exiger le retrait» pur et simple de ce droit de timbre qui ne dit pas son nom.

 

 

square02_red.gif  Emploi : Les ratés de la fusion ASSEDIC et ANPE ( Info : 20 juin 2011)

 

Le conseil économique et social juge sévèrement le fonctionnement de Pôle emploi tant au niveau du service rendu aux chômeurs que des conditions de travail de ses agents. Il confirme les critiques exprimées par FO lors de la création du nouvel attelage.

 

Le conseil économique, social et environnemental (CESE) s'apprête à rendre aujourd'hui un avis implacable sur les deux premières années de fonctionnement de Pôle emploi né de la fusion à marche forcée des ASSEDIC et de l'ANPE. Selon le projet d'avis rendu public mardi, le service public de l'emploi peine on ne peut plus à atteindre les objectifs assignés par la loi de février 2008, en particulier sur le suivi des demandeurs d'emploi.


Alors qu'il devait «constituer une mission essentielle de Pôle emploi», l'accompagnement des chômeurs «apparaît moins efficace» comparé à d'autre pays d'Europe comme l'Allemagne ou le Royaume Uni, fait remarquer le texte. Qui s'appuie notamment sur les résultats d'une étude de l'Inspection générale des Finances (janvier 2011) montrant du doigt les insuffisances de ce nouvel établissement. En France, environ 71 agents sont appelés à aider 10 000 chômeurs lorsqu'ils sont 113 de l'autre côté de la Manche et pas moins de 150 outre-Rhin, précisait ainsi le rapport de l'Inspection. Dès lors, les allocataires français restent très souvent seuls dans leur recherche de travail sachant que l'entretien n'est mensuel que dans 36% des cas. Sans compter les changements d'interlocuteurs fréquents. «En termes de retour à l'emploi des chômeurs», l'efficience du service public de l'emploi demeure quelque peu «limitée», déplore le CESE, avant de souligner qu'un certain nombre d'engagements ne sont pas tenus ou apparaissent «inadaptés» comme le délai de quatre mois entre l'inscription à Pôle emploi et le premier entretien de suivi mensuel personnalisé.

La mise en place du « guichet unique», à savoir un seul interlocuteur pour le placement et l'indemnisation n'a pas non plus tenu ses promesses. Le projet d'avis du Conseil dénonce à cet égard «l'unification illusoire des métiers» qui a consisté à exiger une polyvalence totale aux ex-agents ASSEDIC et ANPE, bien que ce sont deux professions dissemblables. D'où la dégradation des conditions de travail des personnels. Avec une moyenne de 200 dossiers par agent, on est loin de l'objectif de 60 dossiers annoncé par le gouvernement à l'époque de la création de Pôle emploi Ce qui génère une surcharge de stress qui a conduit parfois au suicide d'agents. Le CESE relève «une réelle souffrance au travail liée à la difficulté de remplir les missions de service public» en raison d'«un management guidé par une forte logique financière », d'«indicateurs principalement quantitatifs».


Pour sortir de ces écueils, son projet d'avis préconise de veiller aux «risques psychosociaux», de «limiter de manière notable la taille des portefeuilles des conseillers», de personnaliser davantage le service aux demandeurs mais aussi d'accentuer l'offre de formation et d'améliorer le service d'indemnisation. Et pour cela, selon lui, il faut «accroître les moyens de l'organisme public» et «rénover sa gouvernance» en donnant davantage de poids aux partenaires sociaux, dont le rôle a été mis à mal. FO devrait voter ce mercredi cet avis tant il conforte à bien des égards ses positions et analyses tout au long du processus de cette fusion contre-nature des ASSEDIC et de l'ANPE à laquelle la centrale syndicale était hostile.

 

 

square02_red.gif  GROUPES DE PROTECTION SOCIALE : Article de Philippe Pihet, Secrétaire confédéral FO en charge du secteur Retraites Complémentaires, paru dans FO Hebdo n°2989 ( Info : 27 mai 2011)

 

La course à la croissance sert-elle les intérêts des participants?


Poser la question, c’est en partie y répondre. Depuis une quinzaine d’années, à la suite des accords conclus, le nombre de groupes de protection sociale (GPS) a considérablement diminué. La cible politique se situait autour de 25, nous sommes en dessous de 20, et les démarches engagées ici et là font apparaître un horizon rapide à une quinzaine.


L’impression première qui se dégage est que l’accélération ne semble pas systématiquement maîtrisée par les conseils d’administration, ni que les justifications quant à la taille critique soient l’alpha et l’oméga.


À l’origine des groupes, il y a la retraite complémentaire, puis, naturellement et dans le but d’améliorer la couverture sociale des salariés, sont venues s’ajouter des garanties complémentaires en prévoyance comme en santé.


S’il n’est pas dans mon propos de remettre en cause le passé, il me paraît grand temps d’envisager les futures «fusions» à l’aune de ce qu’elles peuvent apporter en terme de sécurisation des garanties offertes aux participants, sans oublier la qualité de service proposée aux adhérents.


Dès lors que ces deux critères sont remplis, point n’est besoin de se lancer dans une course à l’armement, ou je ne sais quel «Monopoly» pour devenir plus gros que...

C’est à nous, gérants de la part différée de notre salaire, de vérifier que l’enjeu est bien la «masse critique» des réserves à constituer au regard de règlements de plus en plus sévères en matière prudentielle.

En d’autres termes, ne devançons pas les volontés affichées çà et là de tout mettre en marche vers un régime unique complémentaire, avant une autre étape.

 

 

square02_red.gif  22ème congrès FO - Montpellier 2011 ( Info : 16 avril 2011)

 

                                                                             (Visualiser les vidéos du congrès)

 

 

square02_red.gif  Retraites : FO signera l'accord sur les complémentaires ( Info : 28 mars 2011)

   La Confédération estime que le texte apporte des garanties et des droits aux salariés relevant de l’AGIRC et de l’ARRCO et préserve l’importance du rôle des complémentaires dans le système par répartition.

Après la réunion de ses instances la semaine dernière (Commission exécutive et Bureau confédéral), FO a décidé de signer l'accord sur les retraites complémentaires. Fruit d'une longue discussion achevée le 18 mars avec le patronat, les dispositions dudit accord entérine des garanties importantes pour les salariés cadres affilés à l'AGIRC et les non-cadres à l'ARRCO, a indiqué jeudi le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly.

                                                                             (Télécharger)

 

 

   

Articles archivés