|
|
|
(Visualiser les vidéos du congrès)
|
|
La
Confédération estime que le texte apporte des garanties et des droits aux
salariés relevant de l’AGIRC et de l’ARRCO et préserve l’importance du rôle des
complémentaires dans le système par répartition.
Après la réunion de ses instances la semaine dernière (Commission exécutive et Bureau confédéral), FO a décidé de signer l'accord sur les retraites complémentaires. Fruit d'une longue discussion achevée le 18 mars avec le patronat, les dispositions dudit accord entérine des garanties importantes pour les salariés cadres affilés à l'AGIRC et les non-cadres à l'ARRCO, a indiqué jeudi le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly.
|
|
Le MEDEF a présenté mercredi un projet d’accord sur l’avenir de
l’AGIRC et l’ARRCO, dont le seul but, selon FO, est de rendre les deux régimes
moins attractifs pour mieux faire entrer les assureurs dans le système. Mercredi dernier s'est tenue une sixième séance de négociation sur
l'avenir des régimes de retraites complémentaires. Le patronat a présenté aux
syndicats un projet d'accord qui considère en préambule «la nécessité de prendre
en compte» la réforme des retraites du régime général votée en novembre 2010.
En clair, il s'agirait d'imposer à l'AGIRC et l'ARRCO le recul de l'âge légal
de départ à la retraite de 60 à 62 et de 65 à 67 ans l'âge pour la pension à
taux plein. Dans ce cadre, l'Association pour la gestion des fonds de
financement (AGFF) – structure qui prend en charge aujourd'hui la retraite
complémentaire de 60 à 65 ans – intégrerait progressivement les paramètres de
la réforme gouvernementale Alors que sa reconduction est actuellement sujette à
discussions tous les deux ou trois ans, l'AGFF serait alors prolongée jusqu'en
2018 afin de coller au calendrier de mise en œuvre de la loi du 10 novembre
2010. De quoi irriter les syndicats qui ont combattu fermement la contre-réfome
à l'automne. «Il est hors de question d'accepter au MEDEF, ce qu'on a refusé au
gouvernement» a prévenu Philippe Pihet, le nouveau secrétaire confédéral FO
chargé des retraites. Pour FO, l'objectif du patronat est surtout de baliser la «route à un régime
unique». L'organisation syndicale en veut pour preuve cette mesure inscrite
dans le texte patronal qui prévoit la « mise en cohérence des opérations AGIRC
et ARRCO » au vu des «évolutions sociologiques (sic)». Selon Le MEDEF, il faut
en finir avec la distinction cadres/non-cadres et fusionner à terme les deux
entités. «Un régime complémentaire unique inacceptable, dont le seul but est de
niveler les pensions par le bas», explique Philippe Pihet. Pour lui, le MEDEF
n'a pas renoncé son vieux rêve d'ouvrir davantage le système de retraite à la
capitalisation, c'est-à-dire au marché des assureurs privés. Et de préciser :
«l'un des moyens d'y parvenir est de rendre progressivement le régime par
répartition le moins attractif possible, en laissant filer les taux de
rendement des régimes obligatoires (environ 6,5%) vers les taux des assurances
en la matière (3,5% environ)».
|
|
Face à l’augmentation disproportionnée des prix des
carburants, FORCE OUVRIERE rappelle qu’il est de la responsabilité de l’Etat de
contrôler et de sanctionner de tels excès. Cela exige que les services publics
puissent disposer des moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions.Comme FORCE OUVRIERE dénonce les décisions des pouvoirs
publics d’augmenter régulièrement et de façon significative les prix du gaz et
de l’électricité, FO s’oppose également au renchérissement des coûts des
transports : ces hausses sont principalement supportées par les salariés
et leurs familles. FORCE OUVRIERE dénonce les
niveaux élevés des profits réalisés dans le même temps par les compagnies
pétrolières. La spéculation et le diktat des marchés sont les responsables C’est face à une telle situation que FORCE OUVRIERE
revendique, à nouveau, une vraie politique publique sur les transports
collectifs (ce qui nécessite des moyens publics financiers et humains, ainsi qu’un
partenariat technique entre l’Etat et les collectivités territoriales)
permettant d’en démultiplier l’offre, y compris en zones rurales, et d’en
réduire les tarifs. FO rappelle également sa revendication d’une prime de
transport obligatoire payée par l’employeur. L’augmentation du pouvoir d’achat est non seulement une
nécessité sociale mais s’impose du point de vue de l’efficacité économique.
Elle est une des conditions du rééquilibrage de la répartition des richesses
produites en faveur des revenus du travail.
|
|
|
|
Quel avenir pour l'Association pour l'emploi des cadres (APEC)? La question se pose depuis que la Commission européenne mais aussi l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) ont demandé à l'organisme paritaire de clarifier ses missions entre celles relevant du service public et ses missions commerciales. Pour y répondre, les syndicats et le patronat qui gèrent ensemble l'APEC, ont ouvert en décembre un cycle de négociation interprofessionnelle, dont les résultats seront déterminants pour les 900 salariés de l'organisme et les 3,2 millions de cadres auxquels il adresse ses services. Créée en 1966 et financée aux deux tiers par une cotisation obligatoire des cadres (0,06% du salaire), l'APEC vise à rapprocher au mieux l'offre et la demande de compétences en mettant à la disposition des entreprises son expertise du marché de l'emploi via un ensemble de services et des conseils. Pour les cadres, l'objectif est de les aider tout au long de leur carrière, qu'ils soient en activité ou en recherche d'emploi. L'Association s'adresse également aux jeunes diplômés de l'enseignement supérieur pour les guider dans leur parcours professionnel. Par ailleurs, elle a longtemps bénéficié d'une délégation de service public quasi automatique avec l'ANPE pour l'accompagnement des cadres au chômage. Une exclusivité perdue depuis que Pôle emploi l'a mise en concurrence avec des prestataires privés (cabinets de reclassement, sociétés d'intérim). Dans le cadre des négociations, les syndicats veulent pouvoir garantir le mode de financement de l'APEC basé principalement sur la cotisation (80% des recettes de l'organisme), maintenir la qualité des prestations au service de l'emploi des cadres et préserver sa spécificité de (gestion paritaire et modèle économique) pour empêcher sa dislocation. Lors de la première séance de discussion le 21 décembre 2010, le MEDEF a affirmé, de son côté, vouloir conserver l'APEC et sa gestion paritaire. Mais pour respecter la réglementation communautaire, il a estimé qu'il fallait soit la positionner sur le marché concurrentiel pur, soit la positionner uniquement sur des missions de service public. Inacceptable pour FO. «La première option aura pour conséquence de mettre fin à la légalité et à l'existence même de la cotisation dédiée à l'APEC», explique son représentant Eric Perez. Quant à la seconde, ajoute-t-il, elle conduit à terme à transférer sur la cotisation APEC la charge du financement des missions incombant aux pouvoirs publics. Et dans les deux cas, souligne-t-il, «le paritarisme et la responsabilité des partenaires sociaux en sortiraient fortement affaiblis». Car, pour FO, il est juridiquement possible de pérenniser le modèle paritaire actuel en le sécurisant pas un simple «avenant» à la Convention de 1966. Lequel distinguerait clairement les missions relevant du service public financé par la cotisation de celles liées aux activités «commerciales» et échapper ainsi au grief de «distorsion de concurrence» avancée par Bruxelles. Tous les syndicats qui défendent a priori cette option ont prévu de réunir vendredi prochain pour décider d'une éventuelle position commune, avant la deuxième séance de négociation avec le patronat fixé au 10 février
|
|
|
|
L'Association des Employeurs de la branche a transmis, début novembre, aux Fédérations syndicales les "données chiffrées concernant la sous-traitance en 2009".
Edifiant ! A l'exception du commercial, toutes les activités des groupes sont impactées :
- informatique : coût 2009 + 102% par rapport à 2008
- ressources humaines et moyens généraux : coût 2009 + 6% par rapport à 2008
- prospection, adhésion, gestion de comptes, contentieux : coût 2009 + 71% par rapport à 2008
- gestion financière, comptabilité, gestion immobilière, actuariat : coût 2009 + 315% par rapport à 2008
- activité participant (retraite, prévoyance et santé) : coût 2009 + 26% par rapport à 2008
- centre d'appel : coût 2009 + 73% par rapport à 2008
- activités sociales : coût 2009 + 52% par rapport à 2008
Seules les activités allocataires et prestations (Retraite, Prévoyance et Santé) connaissent une diminution de 41% du coût de sous-traitance.
Sur cette même période (2008/2009) 203 emplois en CDI ont disparu dans notre profession ! La catégorie Employé passe de 14379 CDI à 13403 soit une perte de 976 emplois ! Le nombre de CDD est lui aussi en diminution (1326 en 2008 - 1288 en 2009).
AG2R s'inscrit dans cette tendance générale de la branche : sur les deux dernières années, le recours à l'externalisation a augmenté de façon très importante.
· Au bénéfice de l'emploi ? Sûrement pas. En 2009/2010, pour la 1ère fois le nombre de CDI diminue.
· Au bénéfice des "clients" ? Sûrement pas. Il suffit de voir l'explosion des réclamations suite à l'externalisation des encaissements de cotisations et sur les difficultés à joindre AG2R par téléphone.
· Au bénéfice des économies de gestion ? Même pas sur. Vu le coût exorbitant de la sous-traitance et la nécessité de retraiter a posteriori en interne un certain nombre d'opérations.
A plusieurs reprises, FO a demandé l'ouverture d'un débat sur ces sujets à la Direction. Il est plus que temps que cela se fasse ! |
|
Alors que la fusion entre APRIONIS et VAUBAN-HUMANIS n'est pas encore terminée, les Directions annoncent déjà un projet de rapprochement avec NOVALIS-TAIBOUT. Objectif : assurer au nouvel ensemble "une position de leader en retraite complémentaire" et le situer au "2ème rang des institutions de prévoyance et des groupements mutualistes". La course au gigantisme continue ... Dans le même temps les Fédérations AGIRC et ARRCO redéfinissent leur stratégie concernant les plates-formes informatiques de l'Usine Retraite pour aller, semble-t-il, vers une réduction du nombre de ces plates-formes. Comme le demandait avec insistance la Fédération FO des Employés et Cadres depuis le mois de juin, une réunion extraordinaire de la Commission Emploi et Formation est convoquée le 15 décembre. Cette réunion qui se déroulera exceptionnellement en présence de M. Marette Directeur du GIE AGIRC-ARRCO et du Directeur Informatique AGIRC-ARRCO aura pour seul point à l'ordre du jour : les orientations informatiques des Fédérations et leurs conséquences sur les salariés.
|
|
|
|
Les
huit organisations syndicales (FO, CFDT, CFTC, CGC, CGT, FSU, Solidaires et
UNSA) se sont réunies vendredi 24 septembre pour décider des suites à donner au
mouvement des salariés sur les retraites. Deux nouvelles journées de
mobilisation sont prévues les 2 et 12 octobre prochains, la première, un
samedi, devant être une journée de manifestations et la seconde une
«journée massive de grèves et de manifestations». Sans être signataire du texte
adopté par 6 des organisations syndicales, FO a confirmé qu'elle était
dans l'action commune, «l'unité d'action étant une force potentielle et un
espoir pour les salariés».
|
|
Le gouvernement poursuit son acharnement contre la protection sociale. Après les retraites, il s'attaque à l'assurance maladie. Selon Les Échos, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011, qui sera présenté le 28 septembre prochain, devrait contenir plusieurs mesures susceptibles de toucher de plein fouet les assurés sociaux en limitant strictement la hausse annuelle des dépenses de l'assurance maladie à 2,9%. Dans son édition de jeudi, le quotidien économique évoque en particulier la réduction des taux de remboursement pour les médicaments, les consultations de médecins ou encore certains frais d'hospitalisation.
A l'hôpital, la franchise de 20% acquittée par les patients sur les actes ne porterait plus seulement sur 91 euros mais sur 120 euros. D'autres mesures limiteraient par ailleurs les cas de transports sanitaires pris en charge à 100% pour les patients en Affection longue durée (ALD: cancer, diabète, etc.). L'objectif du gouvernement est de réaliser sur le dos des malades un cinquième des économies attendues en 2011 (2,5 milliards d'euros).
|
|
Selon
les chiffres officiels du ministère du Budget le bouclier fiscal à 50% des
revenus a coûté 679 millions d'euros à l'Etat en 2009.
18.764 contribuables en ont bénéficié, soit un chèque moyen de 36.186 euros, mais la répartition est nettement inégalitaire: les 9.789 contribuables les moins aisés ont obtenu une restitution de 559 euros en moyenne chacun, tandis que les 1.169 les plus fortunés (6% des bénéficiaires) ont empoché un chèque du Trésor de 362.126 euros en moyenne, soit plus de 62% de l'enveloppe totale.
|
|
|
|
Obtenir le retrait du projet gouvernemental est possible selon FO.
A la suite d'une réunion des organisations syndicales le 8
septembre, la date du 23 septembre a été retenue pour que les grèves et
manifestations ce jour marquent plus fortement encore le refus de la réforme
gouvernementale des retraites. A
l'issue de la réunion, FO a affirmé que nous étions dans l'unité d'action pour
le 23 septembre. Après le succès du 7 septembre, sans précédent depuis
plusieurs années, tant des grèves que des manifestations (près de 3 millions de
manifestants), et alors que le gouvernement n'a répondu que par des «
mesurettes » selon FO, l'exigence du retrait du projet gouvernemental
demeure. FO
souhaite que "le gouvernement abandonne son projet" parce qu'"il
faut le réécrire complètement" pour tenir compte des propositions de
financement avancées par les syndicats. Pour Jean Claude Mailly (Secrétaire
Général de la Confédération FO) cela obligerait le gouvernement à changer de
credo économique, notamment en matière de fiscalité. Obtenir
le retrait du projet gouvernemental est possible pour FO, qui n'a pas signé la
déclaration commune parce qu'elle ne comporte pas cette exigence.
|
|
FORCE
OUVRIERE réaffirme qu'elle participera pleinement aux actions et manifestations
du 7 septembre sur l'ensemble du territoire sur la base de l'exigence de
retrait ou d'abandon du texte gouvernemental.
|
|
Dans son dernier numéro, un magazine économique dévoile le montant des
retraites des grands patrons en France. Les pensions prévues dans leur contrat
ou qu'ils touchent depuis qu'ils ont cessé leur activité dépassent pour
certains le million d'euros par an. Cela concerne notamment le PDG de L'Oréal,
de Danone ou encore d'Axa. Alors que la réforme des retraites est actuellement étudiée par la
commission des affaires sociales de l'Assemblée Nationale, ce magazine livre
son palmarès des retraités parmi les mieux lotis de France, à savoir les
patrons ou ex-patrons des plus grandes entreprises françaises. Dans tout classement, il faut un numéro 1. Et le grand gagnant
n'est autre que l'ancien directeur général de L'Oréal. Selon le mensuel, il
toucherait 3,3M d'euros par an de rente ; très loin devant son dauphin le PDG
de Danone qui recevra 1,8M d'euros au moment de son départ à la retraite. Le secteur de l'assurance n'est pas en reste, puisque toujours
selon ce magazine, le PDG d'Axa prend la troisième place du podium. A 55 ans,
son contrat prévoit le versement d'une pension de 1,1M d'euros annuel au moment
de son départ. Le PDG du réassureur Scor (et ex n°2 du MEDEF) touchera quant à
lui 800.000 euros de retraites par an. En moyenne, les 30 patrons les mieux lotis touchent ou toucheront
720.000 euros de pensions par an, de quoi couler des jours heureux en fin de
carrière. Pour expliquer de tels niveaux de retraites, le magazine explique
que ces dernières sont calculées sur la base des trois dernières années de
salaires primes comprises, alors que « le commun des salariés doit
produire ses 25 meilleures années ». FO conseille vivement à Mrs Sarkozy et Woerth de lire cet article
avant de prendre toute position définitive sur la réforme des retraites :
prendre l'argent où il se trouve ou continuer à culpabiliser et pénaliser
l'ensemble des salariés du secteur privé et du secteur public ? C'est la
question qui leur est posée aujourd'hui. Pour FO, c'est clair : - RETRAIT DU PROJET WOERTH SUR LA REFORME DES RETRAITES - NON AU REPORT DE L'AGE DE LA RETRAITE - NON A L'AUGMENTATION DE LA DUREE DE COTISATION |
|
L'Association FO Consommateur dénonce cette mesure, le budget logement continue de baisser et un prélèvement supplémentaire de 340 millions d'euros est décidé dès 2011. Dans le contexte grave de la crise économique et sociale, ce nouveau détournement va détériorer la politique de logement et réduire d'au moins 20.000 la construction de nouveaux logements. Lire le communiqué de l'AFOC;
|
|
Si l'on peut se féliciter que le Ministre envisage de réunir les acteurs du secteur en septembre, la Confédération Force Ouvrière se rappelle des promesses répétées et non suivies d'effets du candidat à la présidence de la République et du Président en exercice visant à «moraliser» un secteur d'activité adepte ou «contraint» de faire du dumping social et de la délocalisation. Cette nouvelle annonce ne doit pas faire «pschitt» comme les précédentes. C'est pourquoi, Force Ouvrière presse le gouvernement de ne pas attendre la rentrée pour réunir l'ensemble des acteurs du système afin de mettre, notamment, les donneurs d'ordre devant leur responsabilité. Alors que la France connaît une montée du chômage sans précédent, il n'est plus temps de mettre en place des pseudo-codes de bonne conduite, mais de contraindre par la loi les donneurs d'ordre et les centres d'appels à respecter les salariés et leurs représentants.
|
|
FO refuse tout recul de l'âge de la retraite et toute nouvelle
augmentation de la durée d'assurance. FO demande le retrait de ce projet, néfaste et contraire aux intérêts des salariés"
|
|
|
|
Le texte présenté le 16 juin fait reposer l'essentiel des efforts sur le dos des salariés. Personne n'est dupe, cette réforme a été taillée d'abord et avant tout pour satisfaire les appétits des marchés financiers. Il prévoit de repousser à 62 ans l'âge légal de départ selon une évolution résumée par le tableau ci dessous (source Dossier de Presse du Gouvernement).
La barre des 65 ans, qui correspond à l'âge auquel une pension de retraite à taux plein - c'est-à-dire sans décote même si l'on ne dispose pas de la durée de cotisation nécessaire - est garantie, sera également repoussée de deux ans, à 67 ans.
Concernant la durée de cotisation nécessaire pour toucher une retraite à taux plein, qui aura atteint 41 ans en 2012, le gouvernement souhaite qu'elle soit portée à 41 ans et trois mois à partir de 2013 pour les générations 1953 et 1954, pour atteindre 41 ans ½ pour tous en 2020. Pour faire avaler la pilule aux salariés, le Gouvernement prévoit des mesures censées taxer le capital, les hauts revenus et les entreprises. Mais, comme l'a expliqué le ministre lui-même, les mesures d'âge absorberont, à elles seules, environ 50% des déficits d'ici à 2018.
|
|
Extrait du discours de Jean Claude Mailly à la fin de la manifestation FO du 15 juin pour la défense des retraites : "Nous sommes aujourd'hui plus de 70.000 à manifester à Paris et à avoir répondu à l'appel lancé par Force Ouvrière à cette manifestation et à 24 heures de grève interprofessionnelle.
Cela fait plusieurs semaines que nous expliquons que les
retraites, c'est la mère des revendications. Tout simplement parce que le
gouvernement en a fait la mère des contre-réformes. Prévu initialement en 2012,
le dossier est mis sur la table dès 2010 pour donner des gages et satisfactions
aux intervenants financiers et à leurs satellites, les agences de notation.
Nous disons non, non à tout report au-delà de 60 ans du droit à la
retraite.
Le seul problème sur les retraites est un problème financier. Alors, il faut le régler par des mesures de financement et des ressources nouvelles. L'action commune est un levier d'espoir pour les
travailleurs.
Après l'annonce du plan gouvernemental, cette action commune ne pourra se concevoir qu'avec ceux qui revendiquent clairement un retrait du plan gouvernemental."
|
|
Le gouvernement dévoilera le 15 juin prochain ses propositions sur la réforme des retraites, a annoncé mardi Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.
Un député présent à la réunion hebdomadaire du groupe UMP a confirmé que le ministre du Travail Eric Woerth avait donné cette indication lors de sa rencontre mardi avec les parlementaires de la majorité. "Le ministre du Travail donnera les propositions du gouvernement le 15 juin et dans la foulée du 15 il y aura un certain nombre de réunions de concertation", a déclaré le "patron" des députés UMP lors d'un point de presse. Il a ajouté, sans donner d'autre précision, qu'une "réunion avec la majorité" aurait également lieu, cette décision ayant été prise mardi matin lors du petit déjeuner hebdomadaire de la majorité à l'Elysée autour de Nicolas Sarkozy. Le projet de loi de réforme des retraites, qui devrait être présenté dans la foulée en conseil des ministres, sera examiné par le Parlement réuni en session extraordinaire au mois de septembre. Force ouvrière attend "plusieurs dizaines de milliers", de manifestants à Paris pour la défense des retraites le 15 juin, jour où le gouvernement devrait présenter son projet de réforme, a indiqué le secrétaire général du syndicat Jean-Claude Mailly. L'organisation syndicale a lancé seule un appel à une grève interprofessionnelle de 24 heures avec une manifestation nationale à Paris le 15 juin contre le projet de réforme du gouvernement. "D'ores et déjà ce seront plusieurs dizaines de milliers de salariés du public et du privé qui manifesteront le 15 juin à Paris", annonce Jean-Claude Mailly dans un communiqué. "Face à un projet qui sera destructeur de droits sociaux, injuste socialement et inefficace économiquement", FO "appelle les travailleurs à militer dès le 15 juin pour le retrait du plan gouvernemental", ajoute-t-il.
|
| Pour FO, si les options du gouvernement venaient à se concrétiser, les salariés seraient amenés à «travailler jusqu'à en mourir». Le pire n'est jamais sûr! Le gouvernement continue de distiller
les annonces quant à sa future réforme des retraites. Le ministre du Travail
Éric Woerth a fini par admettre ce week-end qu'il entendait non seulement
reculer le droit au départ en retraite au delà de 60 ans et allonger la durée
de cotisation mais aussi repousser de l'âge de la retraite à taux plein, qui
est fixé à 65 ans depuis 1945. En clair, le décalage d'une borne entraînera le
décalage de l'autre. |
| La France est affectée par l'un des plus hauts taux de mortalité prématurée d'Europe. Selon le rapport sur l'état de santé des Français en 2008 publié par le Ministère de la Santé : 20% des décès en France interviennent avant 65 ans, soit un décès sur 5. 70% sont des hommes. Des chiffres qui concordent avec une enquête sur la mortalité dans le monde récemment publié par le magazine britannique The Lancet à partir des statistiques de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Elle place la France à la 34ème place en Europe, classement encore plus mauvais que le précédent. Même chose pour les femmes mais en pire, la France passant de la 12ème place en 1990 à la 23ème aujourd'hui. Et le gouvernement veut repousser l'âge de départ à retraite et rallonger la durée de cotisations pour une retraite à taux plein ??? |
|
Repousser au delà de 60 ans l'âge légal de départ pour une retraite à taux plein et allonger la durée de cotisations. Voilà les intentions du gouvernement. Ils veulent nous faire travailler plus longtemps ; ils veulent que les salariés quasiment seuls supportent les conséquences de la crise et de la réforme des retraites. La Confédération FO a décidé que cela était inacceptable. La défense des retraites mérite bien une journée de grève et une manifestation nationale. C'est ce que la Confédération FO propose depuis plusieurs mois aux autres organisations syndicales qui, à ce jour, ont refusé cette forme de mobilisation préférant continuer dans des manifestations à répétition qui, au final, épuisent les salariés et ne donnent aucun résultat. TOUS EN GREVE ET A LA MANIFESTATION NATIONALE A PARIS ORGANISEE PAR LA CONFEDERATION FO LE 15 JUIN 2010
|
|
Le ministre du Travail Eric Woerth a commencé à rencontrer les interlocuteurs sociaux pour discuter autour du document d'orientation dévoilé dimanche. Pour FO qui a été reçue mardi, le dossier reste en l'état actuel un casus belli. Après la diffusion dimanche soir de son «document d'orientation sur la réforme des retraites», le gouvernement a entamé une nouvelle série de consultations avec les interlocuteurs sociaux. Le ministre du Travail Eric Woerth a ainsi reçu mardi une délégation FO conduite par son secrétaire général Jean-Claude Mailly, pour qui le dossier est en l'état actuel un casus belli.Rivé sur le «document d'orientation» élaboré par les services de son ministère et qui est censé tracer les grandes lignes de ce que devrait être une réforme juste, M. Woerth a réitéré la volonté du gouvernement de jouer à la fois sur la hausse de la durée de cotisations et le report de l'âge légal de départ à la retraite au delà de 60 ans., avant d'affirmer affirmer que rien n'est pour autant officiellement tranché. Il s'est donné jusqu'aux environ du 20 juin pour faire connaître son avant-projet de loi. «On a rappelé le désaccord de fond que nous avons sur la manière de régler le problème des retraites avec allongement de la durée d'activité que prévoit le gouvernement», a déclaré Jean-Claude Mailly à l'issue de l'entretien avec le ministre. Pour FO, accepter de repousser l'âge légal après 60 ans et augmenter la durée de cotisation, c'est faire payer le maximum aux salariés, aux actuels et futurs retraités et acter un recul social intolérable. «Nous demandons à ce qu'il y ait des pistes de financement nouvelles qui soient explorées concernant les dividendes, la CSG, l'intéressement et la participation» a ajouté le leader de la confédération, pour qui la contribution annoncée sur «les hauts revenus et les revenus du capital» n'aborde pas vraiment les problèmes de financements. Par ailleurs, Jean-Claude Mailly a décliné l'appel de son homologue de la CGT, Bernard Thibault, qui avait invité FO - via une interview dans Le Monde daté du 19 mai - à se joindre à la journée de mobilisation organisée le 27 mai par les syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FSU, UNSA, Solidaires). «Il y aura la journée de grève interprofessionnelle du 15 juin avec une manifestation à Paris, à l'appel de Force ouvrière, et la mobilisation décidée par d'autres organisations à qui «je souhaite d'ailleurs de réussir», a répondu le secrétaire général de FO. |
|
Le gouvernement a transmis le 16 mai 2010 aux organisations syndicales son pré-projet sur la réforme des retraites orienté principalement par une diminution des droits des salariés. La Confédération FO appelle à une journée de grève interprofessionnelle et à une manifestation nationale à Paris le 15 juin 2010. |
|
FO a décidé d'organiser la riposte par une grève interprofessionnelle assortie d'une manifestation nationale à Paris, le mardi 15 juin.
Dans une déclaration adoptée à l'unanimité mardi, la Commission exécutive de FO a décidé d'appeler les salariés du public et du privé à une journée de grève interprofessionnelle le mardi 15 juin avec une manifestation nationale à Paris sur les retraites.
Cette date a été choisie parce qu'elle se situe dans «la période où le gouvernement, à quelques jours près, va remettre son projet de loi de réforme des retraites», a expliqué hier soir le secrétaire général de la confédération Jean-Claude Mailly au micro de France Info. «Tout le monde a bien compris», a-t-il dit, que «d'une manière ou d'une autre, l'allongement de la durée de cotisation, ou le report de l'âge du droit à la retraite à 60 ans, vont figurer dans les propositions» gouvernementales.
Et dans ces conditions, a-t-il souligné
encore, «on ne peut pas attendre et rester l'arme au pied, il faut une
mobilisation, montrer la détermination des salariés sur des revendications
claires», seules à même de pousser «le gouvernement à réagir autrement». Quant à la critique selon laquelle FO a décidé de faire «cavalier seul», Jean-Claude Mailly a répondu que le seul souci de son organisation restait de privilégier «l'efficacité», c'est-à-dire ne pas épuiser les salariés en les appelant à manifester «toutes les trois semaines». Et d'ajouter: si les autres syndicats, qui «connaissent nos positions, veulent discuter sur ces bases-là on reste ouverts». |
|
Vous pensez être seul(e) face aux pressions ... Vous vous sentez perdu(e) face aux orientations de notre groupe ... Vous ne comprenez rien aux modes de gestion du personnel de notre groupe ... Vous pensez que notre Direction innove, seule dans son coin, sur les méthodes RH ...
Erreur !!!
Vérification : tapez sur Internet ... www.franceinter.fr, cliquez sur "émissions" (côté gauche de l'écran) puis par ordre alphabétique choisissez la lettre "N" pour accéder à "Nous autres" émission de Zoë Varrier (tous les vendredis de 20H à 21H) et écoutez l'émission du 30 avril 2010 (disponible pendant 120 jours) ou lisez "L'Open Space m'a tuer" de Alexandre Des Isnards et Thomas Zuber ...
Si vous vous reconnaissez c'est que vous êtes bien salarié(é) d'AG2R-ISICA !!!
|
|
La CFDT n'exclut pas l'allongement de la durée de cotisation pour financer les retraites en France mais tranchera lors de son congrès en juin, a dit dimanche son secrétaire général François Chérèque.
La CFDT est, comme les autres syndicats, inflexible sur la possibilité de partir à la retraite à 60 ans et demande que le gouvernement trouve de nouveaux financements dans une taxation du patrimoine.
« L'allongement de la durée de cotisation est un débat. A notre congrès, on pose ce débat-là à nos militants, donc la CFDT n'exclut pas ce principe-là », a dit François Chérèque lors du Grand rendez-vous d'Europe 1.
« Mais la question c'est dans quelles conditions, dans quel contexte (...) La réforme sera jugée sur le contenu mais aussi sur le contexte, le contexte des inégalités et de la crise économique » a-t-il ajouté.
En 2003, la CFDT avait apporté son soutien à la réforme des retraites de François Fillon. Cette fois, le syndicat n'arrêtera pas sa position avant d'avoir consulté ses représentants lors de son congrès, du 7 au 11 juin à Tours.
« On est attaché à deux choses », a dit le secrétaire général de la CFDT : « Un, les 60 ans, pour une raison simple : si on passe par exemple à 62 ans (d'âge légal de départ à la retraite), ceux qui ont commencé à travailler à 16 ans cotiseront 46 ans ». « Deux, il faut que ce soit juste. Qu'on ait le sentiment que tout le monde fait des efforts », a-t-il ajouté.
François Chérèque considère comme fondamentaux « les éléments de choix individuels » sur le départ à la retraite.
« J'ai toujours dit qu'un acquis social pouvait évoluer (...) On peut garder ces 60 ans mais avec une grande souplesse de choix individuels », a-t-il dit.
Le gouvernement devra aussi chercher des ressources supplémentaires chez les Français les plus aisés, a estimé le leader syndical, jugeant que le bouclier fiscal était un problème important. « Il faut, pour financer la solidarité nationale, qu'on évolue sur la fiscalité du capital. C'est là que les ressources supplémentaires peuvent être en partie trouvées », a-t-il dit.
Interrogé sur la réforme des retraites des fonctionnaires, François Chérèque a répondu: « S'il y a des efforts qui sont faits sur cette réforme, ce sera à faire de manière équitable dans le public et le privé ». Il s'oppose cependant à une remise en cause du mode de calcul des retraites, en particulier la prise en compte des six derniers mois de salaires pour calculer les pensions des fonctionnaires contre les 25 meilleures années dans le privé. « Un avantage cache souvent un désavantage », a-t-il dit, observant que les primes des fonctionnaires, représentant selon lui près de 30% du salaire, n'étaient pas incluses dans le calcul. |
| Le Conseil d'orientation des retraites (C.O.R.) vient de rendre son rapport sur les perspectives financières en matière de retraites.
Balayons d'abord les projections à l'horizon 2050. Qui peut sérieusement établir des scénarios à cet horizon? Cela s'appelle tirer des plans sur la comète.
Qu'aurait-on dit en 1945, au moment de la création de la Sécurité sociale, si on avait fait un scénario sur 1985?
Pour le reste, nous contestons deux a priori des travaux du COR.
Le premier, c'est que le COR se situe dans la logique gouvernementale, telle qu'elle a été exposée à Bruxelles pour 2013, à savoir une réduction drastique des déficits publics et sociaux.
Le second, c'est que le COR n'envisage à aucun moment - parce que ce n'est pas dans sa mission - de nouvelles modalités pour assurer le financement des retraites, en particulier une répartition différente des richesses produites. Qui plus est, il travaille sur les hypothèses fournies par Bercy.
Il en reste dès lors aux sempiternelles trois possibilités (c'était déjà le cas, par exemple, en 2003): - baisser les pensions; - augmenter la durée des cotisations; - travailler plus. De fait, consciemment ou non, les travaux du COR, par leur vision alarmiste, servent d'appui à la propagande gouvernementale Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si, parallèlement à leur publication, une campagne de presse a été engagée par le gouvernement. Ce qui, disons-le nettement, pose un problème de démocratie. Est-il normal que l'argent public soit utilisé ainsi? Nous affirmons que non. Cela fait plusieurs semaines que j'explique que les travaux du COR seront les mêmes que les précédents, en pire. Pas besoin d'être grand clerc pour savoir que la crise allait financièrement plomber les retraites (de 20 milliards d'euros en deux ans). Et il faudrait que les travailleurs - qui non seulement ne sont pas responsables de la crise, mais qui la subissent plein pot - en fassent encore les frais sur leurs retraites et, demain, sur leur assurance-maladie! Nous affirmons, nous, que le problème est financier et qu'il doit donc être réglé financièrement. Nos propositions permettent de trouver environ 20 milliards d'euros de recettes supplémentaires par an à court terme. Ah! certes, ce n'est pas conforme au libéralisme économique ou au capitalisme libéral toujours en vigueur. Mais «il faut changer le modèle», affirmait encore il y a peu le président de la République. Eh bien! que cela commence avec les retraites! Aux États-Unis, où la crise est encore plus profonde, le président Obama fait une réforme de l'assurance-maladie qui, même si elle ne répond pas aux attentes syndicales initiales, apporte de nouveaux droits. En France, la grande réforme sociale (!), celle des retraites, risque de réduire les droits. À chacun ses responsabilités. En ce qui nous concerne, nous allons continuer à marteler nos positions et, en terme d'action, nous prendrons nos responsabilités. Dans une première étape, nous ferons entendre nos positions le 1er Mai dans les manifestations et rassemblements Force Ouvrière. |
| Le leader de la confédération FO, Jean-Claude Mailly, a interpellé mercredi ses homologues pour lancer un appel commun «sur des revendications et des modalités d'action claires et déterminées», «facteur d'espoir et de force pour les salariés». Suivant la résolution adoptée la semaine dernière par le Comité confédéral national (CCN) de FO, le Secrétaire général de la centrale, Jean-Claude Mailly, s'est adressé hier à ses homologues pour leur proposer de lancer un appel commun, «au moment opportun», à 24 heures de grève interprofessionnelle axée sur la défense des retraites. «Réussie, une telle initiative placerait le gouvernement dans une situation délicate : ne pas répondre aux attentes alors que le pays aurait été "bloqué" pendant 24 heures serait, pour lui, prendre un risque important», écrit-il, dans un courrier envoyé mercredi à chacun des secrétaires généraux et présidents de confédérations syndicales. Le leader de FO considère en effet que cette «initiative lancée solennellement» par l'ensemble des syndicats serait «facteur d'espoir et de force pour les salariés», en soulignant que «l'unité d'action sur des revendications et des modalités d'action claires et déterminées est une des conditions importantes de la réussite (.) compte tenu des expériences passées». Car, rappelle-t-il, les «manifestations à répétition ne sont pas un gage d'efficacité, y compris quand le 19 mars 2009 trois millions de manifestants étaient descendus dans les rues». Sur les revendications, il réaffirme que FO est «fermement opposée à tout allongement de la durée du travail quelle qu'en soit la forme (allongement de la durée de cotisation et/ou report du droit au départ à 60 ans)» et «à une remise en cause du code des pensions civiles et militaires pour les fonctionnaires» dans la mesure où «la question des retraites est une question de financement qui doit être traitée en tant que telle par la recherche et l'obtention de recettes nouvelles». Pour Jean Claude Mailly, «une victoire sur ce dossier serait porteuse pour le mouvement syndical et l'ensemble des travailleurs». |
| Grâce à des politiques salariales et fiscales, les ménages les plus aisés creusent l'écart avec le reste de la population, révèle une étude de l'INSEE. Pour FO, cela légitime les revendications d'augmentation des salaires et des minima sociaux. Les riches se portent bien et même très bien. Selon une étude de l'INSEE diffusée le 2 avril, les revenus engrangés par les plus riches ont littéralement explosé. Alors qu'ils ne représentent que 1% de la population, ces ménages - 84.500 euros de revenus déclarés au minimum au fisc en 2007 - ont concentré ainsi 5,5 % des revenus d'activité (salaires), 32% des revenus du patrimoine et 48% des revenus exceptionnels (plus-values, levées de stock-options ou d'actions gratuites.). La hausse de leurs revenus est essentiellement due au bond de leurs différentes rentes perçues sur des patrimoines mobiliers ou immobiliers (+46%) et de leurs produits exceptionnels (+55%) tandis que leurs revenus d'activité, eux, n'ont progressé que de 11%, souligne l'INSEE. Qui constate au passage que leurs salaires (stricto sensu) ont augmenté en moyenne plus rapidement (+5,8% entre 2002 et 2007) que ceux de l'ensemble de la population française (+2,3%). Résultat, les écarts de niveau de vie n'ont pas fini de se creuser avec le reste de la population.«Les inégalités salariales augmentent encore, au bénéfice des plus riches», a déploré FO à la lecture de cette étude, qui ne concerne que «la période qui a précédé la crise, celle-ci conduisant à une nouvelle aggravation des inégalités dans notre société». Pour la confédération, elle «démontre la légitimité des revendications d'augmentation des salaires et des minima sociaux» et la nécessité d'une «répartition différente des richesses produites». FO faisant là référence à l'engagement toujours pas respecté par le pouvoir exécutif de prendre des mesures pour un partage en «trois tiers» (salariés, actionnaires, investissements) de la valeur ajoutée. L'idée reste de renforcer la part des salaires qui a reculé de près de 10% dans le produit intérieur brut entre 1983 et 2007. L'enquête de l'INSEE relance également la question de la suppression du bouclier fiscal grâce auquel 1% des plus riches ont bénéficié d'un taux d'imposition moyen de... 20%, notamment à la faveur du petit jeu des niches fiscales. Institué en 2006, ledit bouclier visait, rappelons-le, à fixer le taux maximal d'imposition de 60% sur les revenus (hors CSG et CRDS). Sachant qu'à partir de l'été 2007, ce plafond est passé à 50% tout en incluant CSG et CRDS, autant dire que les ménages les plus aisés vont encore se régaler un peu plus. |
| Selon l'Insee, les très hauts salaires ont augmenté en moyenne plus rapidement que ceux de l'ensemble de la population en France entre 2002 et 2007. La rémunération des personnes touchant ces "très hauts salaires" a augmenté plus rapidement (5,8 % en cinq ans) que celle de l'ensemble des salaires (2,3 %). |
|
« Force Ouvrière s'interroge sur les véritables motivations du patronat de la métallurgie concernant le dossier de la réforme des retraites.
En prônant un schéma semblable à celui préconisé par la Banque Mondiale correspondant à celui des 3 piliers : - un régime public à minima à socle universel; - un régime d'entreprise calqué sur les complémentaires AGIRC-ARRCO; - et enfin un 3ème étage par capitalisation, individuel et facultatif le patronat de la métallurgie s'éloigne des conceptions traditionnelles dont il est à l'origine. Il oublie que les systèmes correspondant à cette articulation, mis en ouvre dans certain pays à la demande de la Banque mondiale, ont tous accusé des déficits dans la période récente. En affichant sa volonté de revoir l'architecture de nos régimes et de leurs financements, le patronat de la métallurgie prend le risque d'une implosion de nos systèmes de retraite, celui de créer des inégalités et de susciter d'avantage l'inquiétude des salariés. » (Extrait du communiqué de presse de la Confédération FO) Ce positionnement des employeurs, après les différentes prises de position du gouvernement, démontre, si besoin en était, que la défense de nos systèmes de retraite est clairement à l'ordre du jour.
Dès lors, comment comprendre que la question des retraites ait purement et simplement disparu des mots d'ordre de certaines organisations syndicales (CFDT et CGT en particulier) pour les manifestations du 23 mars. Pour FO le mot d'ordre est clair : · Défense de nos systèmes de retraite · Maintien du droit à la retraite à 60 ans · Pas d'augmentation de la durée de cotisations pour une retraite à taux plein 40 ANS C'EST DEJA TROP ! |
|
(Article de Bernard Devy, Secrétaire confédéral, paru dans FO Hebdo n°2931)Les deux mois supplémentaires «accordés» par le président de la République à l'occasion du sommet social pour aborder le dossier retraite ne doivent pas faire illusion.
|
|
Le Secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a été reçu le mardi 1er septembre par Xavier Darcos, ministre du Travail et des relations sociales au sujet de la majoration de durée d'assurance pour la retraite, attribuée aux femmes.
|
|
Le Comité Central d'Entreprise de Téléperformance s'est tenu le 18 août 2009 dans le Novotel du 15ème arrondissement de Paris, sous la garde de plusieurs rangs de CRS ! A l'ordre du jour, l'information/consultation du CCE sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) visant à licencier 157 salariés et à muter 340 salariés de la région parisienne à Villeneuve d'Ascq (Nord) et à Orléans (Loiret) : près de 500 emplois en jeu et la fermeture de deux sites parisiens ! Pourtant ce PSE n'a aucune justification économique ! Malgré la crise, Téléperformance continue de faire des bénéfices en 2008 et en 2009. Les élus s'étaient mis d'accord unanimement sur une délibération (visée par l'avocat du Comité d'Entreprise) pour refuser la consultation sur le plan social. En effet, selon les règles du Code du Travail, tant que la Direction n'a pas obtenu la consultation du CCE, des CE et CHSCT concernés, elle ne peut mettre en ouvre son « Plan de Sauvegarde de l'Emploi ». Inversement, dès qu'elle aura obtenu les consultations de ces instances (et ce quel que soit le résultat de ces consultations, positifs ou négatifs), la Direction pourra mettre en ouvre les licenciements ! Malgré la mobilisation importante du personnel et le soutien net et sans bavure de l'inspection du travail, les élus CGC et CFDT ont accepté d'être consultés dès le 20 août par la Direction. La Direction a aussitôt convoqué un nouveau CCE en réunion plénière et organisé le vote. 5 élus ont refusé de participer au vote, dont les élus FO et CGT. Les élus CGC et CFDT acceptant donc de voter. Ruse habituelle, les élus CFDT et CGC ont accepté de voter .tout en votant contre, ce qui permet de toute façon à la Direction d'avancer d'un pas vers la réalisation des licenciements. |
|
Après plusieurs mois de
discussion, le MEDEF, la CGPME, l'UPA et les organisations syndicales ont
élaboré le 8 juillet 2009 un projet d'accord fixant les règles de gouvernance
des Groupes de Protection Sociale. La Confédération FO a décidé
d'en être signataire car ce texte permet de clarifier certaines situations et
d'éviter à l'avenir des dysfonctionnements. Parmi les points essentiels
figurant dans cet accord, on peut noter : - les GPS sont créés, pilotés et contrôlés par
les partenaires sociaux - le pouvoir politique
appartient au conseil d'administration de l'Association Sommitale et non pas aux
Directeurs Généraux - le poste de Directeur Général est encadré
plus strictement ; il est rappelé très clairement que le Directeur Général est
salarié nommé par le Conseil d'Administration et que ses fonctions se limitent à
la mise en ouvre opérationnelle des orientations politiques définies par les
administrateurs - un contrôle plus strict est effectué sur la
rémunération des Directeurs avec notamment la mise en place d'un « Comité des
rémunérations » au sein de chaque groupe - les rapprochements des GPS
seront encadrés plus strictement ; l'autorisation de ces regroupements sera
accordée ou non conjointement par les fédérations AGIRC et ARRCO après avis du
Conseil d'Administration du CTIP Cet accord a également le mérite de ne pas dissocier la retraite complémentaire de la prévoyance, et ce dans l'intérêt des salariés des Groupes, contrairement à ce qu'auraient souhaité les compagnies d'assurance. |
|
|
|
Histoire véridique arrivée dans une entreprise basée à Singapour...
10 minutes passent.... 5 autres ...5 encore.
C'est avec émotion que je vous annonce que pour beaucoup d'entre vous, c'était la dernière évacuation. A cause de la crise, nous nous
séparons d'environ de la moitié des effectifs. Nous avons agit de la sorte pour éviter de remplir les boîtes aux lettres de mails d'adieu par milliers, et aussi pour éviter des disputes dans les locaux. Nous vous souhaitons une bonne suite de carrière. Passez à autre chose et tentez votre chance". |
|
À quelques
jours de sa publication officielle, une étude confirme que les dividendes
dévorent une part croissante du gâteau. Et laissent les salariés sur leur faim.
Exercice d'acrobaties, le rapport Cotis, du nom du
nouveau directeur de l'INSEE (Institut national de la statistique et des études
économiques), ex-économiste en chef de l'OCDE, le Saint-Office de la pensée
libérale, n'en confirme pas moins que, dans les profits créés par le travail, la
part réservée aux dividendes n'a cessé de gonfler au détriment de
l'autofinancement des entreprises et surtout des salariés.
Ainsi la part des dividendes versés a «pratiquement
doublé depuis une dizaine d'année». C'est ce qu'a révélé la presse avant même la parution
officielle, prévue dans les prochains jours, de cette étude concoctée dans le
cadre de la mission «d'analyse et de concertation sur le partage de la valeur
ajoutée, le partage des profits et les écarts de rémunération», à laquelle
participent les interlocuteurs sociaux mais commanditée en février dernier par
la présidence de la République.
Ce qui n'aidera pas vraiment le ménage sur deux qui vit avec moins de 2.260 euros par mois ou les près de 8 millions de Français qui vivent avec moins de 880 euros par mois, selon l'étude «Les Revenus et le patrimoine des ménages, 2009», réalisée par l'INSEE. Et encore s'agit il de données enregistrées avant la crise. |
|
Déclaration du Bureau Confédéral de la Confédération cgt-FO <<<Télécharger>>> |
|
Face à l'hostilité des syndicats, le patronat a finalement renoncé à sa demande de reculer l'âge de départ à 61 ans. Les règles actuelles de fonctionnement des deux régimes par répartitions AGIRC et ARRCO devraient être reconduites jusqu'à fin 2010.
La négociation interprofessionnelle sur les retraites complémentaires est terminée. La quatrième séance a débouché lundi sur un projet d'accord prévoyant de reconduire, jusqu'au 31 décembre 2010, les règles actuelles des régimes de retraite AGIRC (cadres) et ARRCO (tous les salariés du privé). |
|
Force Ouvrière condamne l'attitude dogmatique du patronat qui conditionne la conclusion d'un accord sur les régimes de retraite complémentaire, au cautionnement par les organisations syndicales d'un recul de l'âge de la retraite.
|
|
Les salariés peuvent être fiers de la réussite de la journée de grève et de manifestation du 19 mars 2009 qui a rassemblé sur l'ensemble du territoire plus de trois millions de manifestants, c'est-à-dire plus que la journée déjà réussie du 29 janvier .
Le gouvernement et le patronat doivent mesurer la détermination et la colère des salariés du public et du privé, tout comme ils doivent mesurer la montée du sentiment croissant d'injustice sociale. Ils doivent donc répondre rapidement aux revendications en matière de pouvoir d'achat, d'emploi et de service public. Le bureau confédéral de Force Ouvrière marque sa détermination à obtenir satisfaction sur les revendications et d'ores et déjà réaffirme son soutien à tous les salariés dans les entreprises et administrations. |
|
Relayant l'appel des Confédérations à des manifestations et grèvesle 19 mars 2009, les Fédérations FO- CGT- CFDT- CFTC- CGCreprésentant les salariés des institutions de Retraite et de Prévoyanceappellent à une participation massive à cette journée de mobilisation.Télécharger |
|
Les confédérations appellent à une nouvelle journée
de mobilisation le 19 mars.
Les modalités feront l'objet d'une nouvelle
intersyndicale après la conférence convoquée par le gouvernement le 18 février. |
|
Projet Vauban Humanis, Apri et Ionis pour la formation d'un groupe commun
Adhésion de D&O au groupement paritaire Prisme-prévoyance (APGIS et Uniprévoyance)
Adoption le 19 décembre par les Assemblées Générales de la création du Groupe Novalis-Taitbout à effet du 1er janvier 2009
Rapprochement de Réunica et Arpège avec l'objectif d'une fusion des caisses de retraite au 01/01/2010
Quant à AG2R, la Direction a présenté lors de la dernière commission paritaire du 16 décembre 2008 un texte intitulé "Méthodes de discussions paritaires au niveau du Groupe AG2R La Mondiale PREMALLIANCE".
Pour la Direction, l'objectif est de mener des discussions communes aux trois organismes sur plusieurs négociations paritaires selon le calendrier suivant pour 2009 : Janvier/Février : diversité - Mars/Avril : droit syndical - Mai : protocoles d'accords pré électoraux CE, DP, CHSCT - Septembre : emploi des handicapés - Dernier trimestre : gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
|
|
|
|
- Après le démantèlement des accords collectifs de branches dans le cadre de la loi sur la représentativité syndicale,
- Après le durcissement des conditions d'indemnisation des chômeurs,
- Après la remise en cause de la réduction du temps de travail, une fois de plus, le gouvernement profite de cette période de vacances pour s'attaquer aux droits à la retraite : sans attendre les concertations annoncées, une circulaire ministérielle vient de paraître qui confirme le passage aux 41 ans de cotisations.
|
|
|
|
Le 9 avril 2008, CGT-CFDT-MEDEF-CGPME ont signé une position commune (texte sans valeur juridique) sur la représentativité syndicale. Dès cette signature, FO pointait du doigt les dangers que faisait peser ce texte sur les droits des salariés (voir notre article du 6 mai sur le site FO-AG2R), et en particulier : - la remise en cause de la réduction du temps de travail avec la possibilité par accord majoritaire d'entreprise de déroger au contingent annuel d'heures supplémentaires fixé par accord de branche (article 17 de la position commune) - la confirmation de la volonté de renvoyer de plus en plus la négociation au niveau des entreprises (satisfaisant ainsi les voux ardents des employeurs), et donc réduisant la portée des conventions collectives de branche qui assurent un socle minimal de droit aux salariés.
Aujourd'hui le gouvernement décide d'élargir la brèche ouverte par les signataires de ce texte du 9 avril 2008, en proposant que la durée du travail soit déterminée par accord au sein des entreprises.
La CGT et la CFDT ont décidé d'appeler à un mouvement de manifestation le 17 juin pour : - défendre « la retraite solidaire » (la revendication contre l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans semble mise entre parenthèse dans cette action) - contre la remise en cause de la réduction du temps de travail.
Concernant les 35 heures, la sagesse voudrait de lever préalablement toute ambiguïté, par exemple par le retrait de leur signature par la CGT et la CFDT de la position commune, qui sert aujourd'hui de porte d'accès pour le gouvernement.
Unanimement, la Commission Exécutive de la Confédération FO, réunie le 1er juin, a décidé de ne pas se joindre, dans ces conditions, à l'appel du 17 juin (ci joint la déclaration de la Confédération FO).
Télécharger
l'appel de la déclaration
FO |
|
Si toutes les confédérations syndicales appellent à un mouvement de grève et de manifestation le jeudi 22 mai, il n'y a pas de tract commun d'appel à cette action du fait de l'impossibilité de définir une réelle plate-forme revendicative commune (la CFDT par exemple ne veut pas demander le blocage à 40 années de cotisations).
|
|
|
|
Le leader de la confédération, Jean-Claude Mailly, a exposé un certain nombre de revendications et de propositions pour consolider le régime par répartition et garantir un haut niveau de prestations, alors que le dossier sera bientôt sur la table.
Chaud devant! Si le dossier des retraites n'occupe pas encore l'actualité sociale, cela ne saurait durer. Selon l'agenda du gouvernement, le chantier devrait en effet être ouvert aux alentours de fin mars et bouclé avant l'été. Mais, vu les enjeux et le calendrier serré, la confédération FO a décidé d'anticiper et d'alimenter le débat sans plus attendre en consacrant le 27 février 2008 une conférence de presse à ce thème.
Lors
de ce point de presse, son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, a posé une à
une ses principales revendications. Après avoir rappelé «les principes
intangibles sur lesquels la retraite par répartition repose - «la solidarité
intergénérationnelle» comment «ciment de la répartition» et «le droit à
la retraite à 60 ans accessible à tous» - il a insisté sur l'exigence de
«bloquer les compteurs à 40 ans de cotisations pour tous» (Public,
Privé), «ce coup d'arrêt s'inscrivant dans la perspective d'un retour aux
37,5 annuités». A cet égard, Jean-Claude Mailly a souligné que la liquidation des pensions se fait en moyenne autour de 61 ans, notamment en raison de carrières sinueuses (entrée tardive sur le marché du travail, précarité, chômage, maladie.) empêchant d'atteindre le nombre de trimestres requis. Il s'est interrogé au demeurant sur cette volonté de reculer l'âge de départ alors que «la situation de l'emploi des 55-59 ans demeure préoccupante, leur taux d'emploi stagnant à 54,6% en 2006».
Afin de garantir le niveau des pensions, la confédération réclame en outre le retour au calcul sur les 10 meilleures années de salaires dans le privé et à l'indexation des pensions sur l'évolution du salaire moyen (au lieu de l'inflation officielle). Elle revendique aussi la «prorogation» du dispositif «carrières longues» permettant le départ en retraite anticipée (56, 57, 58 ou 59 ans) des salariés ayant commencé à travailler tôt (14, 15, 16 et 17 ans). FO entend s'opposer ainsi à la volonté affichée du gouvernement «d'en réviser les règles en durcissant notamment les conditions».
Autre
revendication, la revalorisation du minimum contributif et vieillesse afin que
la pension minimum puissent atteindre 100% du SMIC avec une retraite
complémentaire. Il a défait ce raisonnement en proposant d'autres financement susceptibles de rapporter plus de 12 milliards d'euros de recettes annuelles supplémentaires à la Caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés :
- La compensation intégrale des exonérations de cotisations sociales patronales ramènerait 1 milliard d'euros par an. - Un point de cotisation vieillesse plafonné supplémentaire augmenterait les recettes de plus de 4 milliards d'euros. - Avec l'assujettissement aux cotisations des niches sociales (intéressement, participation et stock options), «on gagnerait plus de 3,7 milliards d'euros» - En taxant de 3% les bénéfices non-réinvestis (somme correspondant souvent aux dividendes distribués aux actionnaires, soit 99,6 milliards d'euro), «on dégagerait encore 3 milliards d'euros de recette de plus».
Après avoir exposé ainsi les enjeux ce «dossier lourd» de conséquences, le leader de FO a prévenu qu'il n'exclurait aucune forme d'actions pour se faire entendre et fait état de contacts bilatéraux avec ses homologues des autres confédérations syndicales afin d'établir avec eux une éventuelle «plate-forme revendicative» sur le sujet. Et plus si affinité ... |
|
( Info : 19 janvier 2008)
L'INSEE a publié cette semaine l'indice des prix du mois de décembre. A 2,6% en glissement annuel pour l'année 2007, celui-ci confirme le dérapage des prix qui affecte la France et le reste de l'Europe depuis le mois de septembre. A nouveau, ce sont les dépenses incontournables qui sont touchées par une inflation désormais avérée et qui risque de ne pas rester passagère : les prix des produits alimentaires, les produits laitiers, les oufs, les viandes, les volailles enregistrent les hausses de prix les plus fortes. De même, les prix de l'énergie continuent de progresser très rapidement.
Il n'en fallait pas moins au président de la Banque Centrale Européenne pour stigmatiser les revendications salariales des organisations syndicales qui légitimement s'expriment partout en Europe. Une nouvelle fois, Jean-Claude Trichet menace de relever son taux directeur, ce qui conduirait à une nouvelle appréciation de l'euro. Cela pénaliserait un peu plus la compétitivité européenne, l'investissement et la consommation et in fine une croissance déjà très affaiblie par l'onde de choc de la crise des subprimes aux Etats-Unis. Après des années de modération salariale qui a conduit à une déformation de la valeur ajoutée de 10 points en faveur des profits et au détriment des salaires, le pouvoir d'achat des salariés en France et en Europe est désormais plombé par une forte inflation.
Dans ce contexte, Force ouvrière rappelle que la revalorisation du pouvoir d'achat des salaires est une urgence absolue. En conséquence, elle appelle à la mobilisation des salariés du public et du privé le jeudi 24 janvier pour la revalorisation de leurs salaires et de leur pouvoir d'achat ! |
|
|
|
Négociation sur le « marché du travail » : LES CONTRE-PROPOSITIONS SYNDICALES
Lors de la dernière séance de négociations, FO a esquissé notamment un système pour contrecarrer le projet de dispositif de «rupture à l'amiable », chère au patronat. Pas de réponse du MEDEF qui a promis un «texte final» pour la mi-janvier.
Vendredi, lors de la dernière séance de négociation interprofessionnelle sur la «modernisation du marché du travail», les discussions ont tourné autour des propositions controversées du patronat : allongement de la période d'essai, instauration d'une «rupture à l'amiable» pour les contrats à durée indéterminée (CDI) ou encore création d'un contrat alternatif, le CDI à «objet précis». Pour le MEDEF, ce sont là les seuls moyens pour vaincre la «peur de l'embauche» des entreprises liée aux incertitudes économiques et juridiques. Les syndicats ont avancé leurs contre-propositions face cette vision quelque peu idéologique du marché du travail
Selon ce projet-phare du MEDEF, le but est de transposer en droit du travail les règles du droit civil applicables au divorce. Salariés et employeurs passeraient devant un officier ministériel pour avaliser une sorte de séparation par consentement mutuel. Comme si le salarié pouvait négocier d'égal à égal avec son employeur! Seule la CFDT a été sensible à cette proposition. Car, a-t-elle estimé, cela éviterait «les tripatouillages» et encadrerait une pratique répandue qui consiste à organiser le départ d'un salarié, «officiellement» pour motif personnel ou faute non «grave» en l'absence de cause réelle et sérieuse. Un contournement du droit du travail orchestré par les entreprises afin de permettre au salarié de toucher des indemnités chômage auxquelles il ne pourrait pas prétendre en cas de démission.
En lieu et place de la proposition patronale, FO a mis sur la table une procédure «souple et volontaire» qui pourrait permettre d'écourter les «délais» et d'apporter la sécurité juridique au salarié et à l'employeur auquel prétend tenir le MEDEF. Sur cette question, «il y a un espace de négociation» sans qu'il ne soit «nécessaire de créer un nouveau mode de rupture», a fait remarqué FO qui entend conserver les règles de licenciement individuelles actuelles. L'idée serait de les assortir, par exemple, d'une obligation de faire approuver une éventuelle proposition de transaction de l'employeur par le conseil des prud'hommes. «A partir de là, il n'y aurait plus de recours possible auprès du juge prud'homal», il faudra «rendre le système attractif pour les salariés en relevant les indemnités de rupture». Il s'agirait ainsi de conforter la phase de conciliation devant les prud'hommes que les employeurs ont tendance à mépriser préférant le plus souvent aller au conflit devant le juge. Le dispositif défendu par FO a été favorablement accueilli par la CGT, la CGC et la CFTC qui l'ont jugé «cohérent».
«Inacceptable» ont répondu les syndicats. Pour eux, la période d'essai doit rester «courte» et fixée au niveau interprofessionnel, les conditions de son renouvellement relevant des négociations de branches.
Le patronat réclame enfin un «CDI à objet précis» qui prendrait fin avec le projet pour lequel le salarié a été embauché. Là encore, la CFDT n'y sera «pas opposée» si elle devait «être certaine que cela réponde à de vrais besoins économiques et de vrais garanties aux salariés». FO, CGC, CFTC et CGT se sont déclarés prêts à discuter de la création d'un nouveau contrat mais à uniquement durée déterminée (CDD). Et ce afin de mieux encadrer le projet et l'objet. Et d'éviter de vampiriser le CDI.
|
|
Remise en cause des 35 heures, primes défiscalisées, rachat des RTT, banalisation du travail du dimanche... les propositions du chef de l'Etat sont allées droit au cour des employeurs. Les salariés, eux, restent condamnés à «bosser» toujours plus.
L'intervention sur le pouvoir d'achat de Nicolas Sarkozy était très attendue des salariés mais ce sont les employeurs qui ont été servis jeudi, à l'heure du dîner, par le locataire de l'Élysée devant les caméras de France2 et TF1. Et plutôt bien servis!
Ainsi, les patrons pourraient à l'avenir «s'exonérer des 35 heures, s'il y a accord majoritaire entre le chef d'entreprise et les syndicats, en échange d'augmentation de salaires»
Quant aux salariés, ils sont condamnés à «bosser plus ou attendre que les prix baissent», comme l'a relevé FO. Outre la «monétarisation» des RTT, ils sont appelés à se contenter d'heures supplémentaires décotisées et défiscalisées et de la possibilité de débloquer leur épargne salariale à hauteur de 10.000 Euros.
Des dispositifs qui ne pourront in fine concernés qu'une minorité d'entre eux.
Les autres attendront la remise en cause «des allègements de charges dans les branches où il n'y a pas de négociations salariales» et le résultat des pressions des pouvoirs publics sur les prix dans la grande distribution ou l'indexation des loyers sur l'indice des prix, promises sans plus de précisions. Le Premier ministre François Fillon a annoncé dimanche soir deux textes de loi pour mettre en application au plus vite la plupart de ces mesures. Les Il n'y a là «aucune mesure concrète et immédiate (.) pour les salariés, qu'il s'agisse du Smic ou de l'ouverture de vraies négociations dans la fonction publique ou encore de la mise en place effective du chèque transport», selon FO, qui a dénoncé jeudi soir «les mesures visant à la "monétarisation" des jours de RTT ou du compte épargne-temps (qui) constituent une remise en cause de la durée légale du travail». Pour la confédération, «ce que les entreprises pourront payer en la matière, elles pourraient tout aussi bien le consacrer aux augmentations de salaire, ce qui semble aujourd'hui une incongruité».
Les mesures Sarkozy, c'est surtout du pain béni pour le MEDEF. «Beaucoup de chefs d'entreprise se sont sentis soutenus par le Président de la République (.). Il a su mettre en évidence le lien entre quantité de travail, durée du travail, emploi et expansion économique», s'est empressée de se féliciter sa présidente Laurence Parisot.
L'intervention élyséenne a été si appréciée dans les rangs de l'organisation patronale qu'elle a été retranscrite et distribuée vendredi à la presse lors de la dernière séance de négociations sur le marché du travail. |
|
"Nous sommes saisis de nombreuses plaintes de liquidateurs Retraite et de salariés des CICAS venant de plusieurs institutions sur une dégradation importante des conditions de travail liée à la mise en oeuvre de la PRC. Les salariés se plaignent de problèmes de santé (maux de tête, mal de dos, problèmes de vision) consécutifs à une mauvaise ergonomie et se plaignent surtout d'une pression extrème sur la productivité individuelle. Nous pensons que cette situation va se traduire par une augmentation importante de l'absenteïsme dans les services concernés. Les Directions d'institutions lorsqu'elles sont saisis par les représentants du personnel répondent, à juste titre, qu'elles ne sont pas concepteurs mais simplement utilisateurs du logiciel. La Fédération FO demande que la Commission Paritaire de l'Emploi et de la Formation de la CCN se saisisse du dossier et intervienne, sous une forme à déterminer, auprès des instances compétentes des fédérations pour que les améliorations nécessaires soient rapidement mises en oeuvre pour retrouver des conditions de travail normales dans les services de liquidation et les CICAS".
La délégation Employeur (constituée des DRH des institutions) a répondu n'avoir pas eu de telles remontées de leur côté !!! Elle a pris note de notre demande sans apporter de précision sur ses intentions d'intervention.
Il est vrai que les DRH sont tellement occupées aujourd'hui à mettre en place la liquidation de notre classification qu'il leur reste peu de temps pour s'occuper d'autre chose : assurer des conditions de travail normales par exemple !!! |
|
En toile de fond des grèves, qui démarrent dès ce soir à la SNCF et à la RATP, se profile le «rendez-vous 2008» où un allongement de la durée de cotisations à 41 ans est programmé.
«Travailler plus, pour gagner plus», le slogan claque et a pu séduire. comme un leurre.
Car avec le projet de réforme des régimes spéciaux de retraites (SNCF, RATP, EDF, GDF.), c'est travailler plus pour pas un euro de plus.
Ou, pour reprendre l'explication du ministre du Travail, Xavier Bertrand, dans les colonnes du Parisien de lundi : «l'agent qui va jouer le jeu de la réforme sur la base de 40 ans en acceptant de travailler deux et demi de plus ne perdra pas un euro». En fait, il serait perdant dans tous les cas.
D'abord parce qu'il sera alors appelé travailler plus sans gagner plus. Ensuite parce que la retraite du futur pensionné sera calculée sur l'indice des prix et non plus sur celui des salaires, le premiers évoluant moins vite que les seconds.
Moins avantageuse, l'indexation sur les prix se traduirait mécaniquement par une baisse du montant de la retraite. Appliquée depuis 1987 au régime général (salariés du privé), elle a conduit à une baisse moyenne de 20,4% des pensions sur vingt ans, selon les chiffres de la caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés (CNAVTS).
Et ne parlons même pas de la décote,
ce malus affecté aux salariés n'ayant pas cotisé assez longtemps. Ils le peuvent d'autant moins que «la durée de cotisation aura ensuite vocation à évoluer comme dans le régime de la fonction publique», dixit le document d'orientation envoyé aux syndicats le 10 octobre.
Par évolution, il faut comprendre un nouvel allongement de la durée de cotisation à 41 ans en 2012 (42 ans en 2020), qui pourrait être acté au printemps 2008 dans le cadre de la remise à plat de la loi sur les retraites de 2003. L'artisan de ladite loi François Fillon ayant souligné à plusieurs reprises depuis sa nomination au poste de Premier ministre, que, lors de ce «rendez-vous 2008», l'allongement à 41 ans n'était «pas une option» mais d'ores et déjà acquis pour les salariés du public comme privé. Ainsi va le jeu de dupe du "travailler plus pour gagner plus".
|
|
La loi de financement de la Sécurité sociale vient de modifier les
possibilités de sorties. Dans le même temps, le gouvernement a décidé
d'accroître les contrôles des arrêts maladie afin de faire économiser un
milliard d'euros par an aux caisses d'assurance-maladie. Si vous ne respectez pas le délai de quarante-huit heures et si un autre
envoi tardif est constaté dans les deux années suivantes, vous vous exposerez à
des sanctions.
Le montant de vos indemnités journalières peut être réduit de 50% sur la
période de retard entre la date de prescription et celle de votre envoi. " |
|
Tous les syndicats sont montés au créneau pour dénoncer la proposition de Mme Parisot, qui veut que l'âge légal de départ des salariés passe à 61 ou 62 ans. L'Université d'été du MEDEF a tourné cette année autour du thème
«Jouer le jeu». Et «jouer le jeu », selon la présidente de l'organisation
patronale, c'est «accepter la lettre et (.) cultiver l'esprit» des «règles du
jeu» qui «organisent désormais notre monde». Un jeu qu'elle a assuré vouloir
«jouer avec tout le monde», gouvernement comme syndicats. Pour cela, elle
appelle à une «révolution stratégique» en France via «une politique qui stimule
le travail». Lequel travail est, selon le MEDEF, toujours aussi entravé par un
tas d'obstacles juridiques, fiscaux, sociaux.. qui n'existeraient nulle part
ailleurs en Europe. Il en est ainsi de l'âge légal de départ à la retraite à 60
ans. «On pense sérieusement qu'il faut certainement remettre en cause l'âge
légal de départ à la retraite et l'on propose de faire les choses selon un
tableau de marche très progressif, de passer à 61 ans peut-être en 2012, puis
peut-être à 62 ans en 2020», a déclaré Mme Parisot. Car «nous sommes le seul
pays en Europe qui n'a pas relevé son âge de départ à la retraite au cours de
ces dernières années», a-t-elle expliqué.
À ce jeu-là, la patronne des patrons MEDEF risque d'être seule sur le terrain. Jean-Claude Mailly (FO) a rappelé que son organisation avait exigé en juin, lors de son congrès, qu'on «arrête les compteurs à 40 ans» de cotisations. «Que les employeurs arrêtent de licencier les salariés quand ils dépassent les 50 ans, plutôt que de leur demander de travailler plus», lui a-t-il lancé. Un argument partagé par l'ensemble des centrales syndicales. «La limite d'âge fixée à 60 ans est emblématique et n'a pas grand-chose à voir avec le fond du problème qui est le nombre d'annuités de cotisation», a expliqué Bernard Van Craeynest (CGC), pour qui, «il faudrait déjà faire remonter le taux d'emploi des 55-64 ans, qui n'est que de 38%». La «priorité n'est-ce pas plutôt de trouver des solutions pour ceux qui, à 45, 50 ou 55 ans, frappent aux portes des entreprises pour trouver un emploi?», s'est interrogé Jacques Voisin (CFTC). Par la voix d'un de ses représentants, Jean-Christophe Le Duigou, la CGT a trouvé également «gonflée» la proposition du MEDEF alors que les réformes des retraites de 1993 et de 2003 «n'ont pas modifié les comportements» des entreprises qui «continuent à se défaire de leurs salariés âgés» avant 60 ans. Même le principal défenseur de la réforme Fillon 2003, François
Chérèque (CFDT) a prévenu qu'il n'était «pas prêt à discuter d'une remise en
cause de la retraite à 60 ans qui est un symbole fort». Le ministre du Travail Xavier Bertrand est allé également dans le sens des syndicats. «Plutôt que de parler de 61 ou 62 ans, il faudrait déjà que les Français partent réellement à 60 ans. Ce n'est pas le cas et le vrai enjeu du rendez-vous de 2008 est là: faire correspondre l'âge légal et l'âge réel», a-t-il déclaré hier. Au regard des réactions syndicales unanimes, du côté du gouvernement, on n'a pas peut-être pas envie de s'aventurer (pour l'instant ?) sur ce terrain de jeu du patronat. |